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Vague rouge annoncée au JaponDimanche, le PC J pourrait créer la surprise aux élections législatives.

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Publié le 16/10/1996 à 0h33

Yokio Watanabe, 49 ans, salaryman dans une grande entreprise, n'a

jamais voté communiste dans le passé. Le jour du coup d'envoi officiel de la campagne pour les élections législatives de dimanche, pourtant, il était parmi les 2.000 personnes réunies sur le parvis de la gare de Shibuya, au centre de Tokyo, pour applaudir les leaders du Parti communiste du Japon (PCJ). «Les communistes sont les seuls a rester fidèles a eux-mêmes et les seuls non corrompus de tous les politiciens», argumente-t-il.

Le PCJ pourrait bien créer la surprise en doublant ou triplant le nombre de ses députés a la Diète (15 actuellement), selon les sondages. Son regain de popularité reflète le ras-le-bol de beaucoup de Japonais a l'égard des partis traditionnels. A une semaine du scrutin, 40% des électeurs se disaient encore indécis. Et plusieurs élections partielles l'ont montré ces dernières semaines: un peu partout, le PCJ progresse. La municipalité d'Adachi, près de Tokyo, vient d'être enlevé par un communiste qui avait fait campagne contre le gaspillage de l'argent public et un projet de nouvel hôtel de ville somptueux, alors que les fenêtres des écoles ne sont pas réparées... Les communistes ont également failli prendre la ville de Kyoto en février.

Fondé en 1922 mais déclaré illégal jusqu'a la fin de la deuxième guerre mondiale, le PCJ a pris ses distances avec les partis frères dès le milieu des années 50. Son manifeste appelle toujours a l'avènement d'une «économie socialiste planifiée», dénonce «

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