Tokyo de notre correspondante
Les Japonais iront aux urnes, dimanche, pour des élections législatives anticipées voulues par le Premier ministre, Ryutaro Hashimoto. Selon les enquêtes d'opinions publiées cette semaine, le taux de participation se situera vraisemblablement autour de 60%. Pour les commentateurs politiques, le grand enjeu de cette élection est de savoir si le premier parti du pays, le PLD (Parti libéral-démocrate), pourra ou non gouverner seul à l'issue du scrutin. Les derniers sondages publiés par les grands quotidiens nationaux font état d'une remontée du PLD autour de 33% des intentions de vote. Compte tenu du nouveau système électoral mêlant scrutin majoritaire et proportionnel, il n'est pas impensable, selon la presse, que le parti du Premier ministre atteigne la majorité absolue à la Chambre basse (251 sièges sur 500).
Cette hypothèse constituerait néanmoins une surprise et un changement important par rapport aux trois dernières années, où le PLD avait dû partager le pouvoir au sein de coalitions fragiles. Aussi, le scénario de 1993, où pour la première fois en trente-huit ans le PLD s'était retrouvé un temps dans l'opposition à l'issue des législatives, continue-t-il de hanter l'état-major du Parti conservateur. Le taux actuel de sympathie en faveur du PLD se situe, en effet, au même niveau qu'avant les législatives de 1993. Mais si la campagne ne passionne pas l'opinion, c'est d'abord en raison de la pauvreté du débat électoral et du manque d'originalit




