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Interview

«Tokyo est attentif aux expériences des Européens». Pour Takahashi, du patronat japonais, le Japon est prêt pour la déréglementation.

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Publié le 21/11/1996 à 1h12

Le thème des réformes est à la mode au Japon. Déréglementer, ouvrir

davantage l'économie: tels sont les objectifs affichés par Hashimoto. Mais, au-delà du discours, les Japonais s'interrogent. La déréglementation ne risque-t-elle pas de détruire un modèle qui a fait ses preuves? Au cours de sa visite, Chirac a rappelé «les points communs» entre le Japon et la France: «Comme le Japon, la France ressent la nécessité de concilier le libre jeu de la concurrence, moteur du progrès économique, et la solidarité avec les plus faibles.» La question est au centre des réflexions du Keidanren, l'association patronale japonaise. Entretien avec Hideo Takahashi, responsable des questions de réforme.

Comment le Japon comprend-il le processus d'intégration européen?

Les Japonais ne comprennent pas très bien la signification profonde de l'intégration européenne. Est-elle motivée par des raisons économiques? Ou s'agit-il d'un processus avant tout politique? Le processus d'intégration est très difficile à comprendre car aucun Japonais ne songerait à s'intégrer à un autre pays.

Le gouvernement japonais parle beaucoup de déréglementation en ce moment et les partenaires du Japon, comme la France, s'en félicitent. Pourtant, les choses avancent lentement" Oui et non. Rappelez-vous: il y a cinq ans, il n'y avait pas unanimité sur le sujet. Le Keidanren était divisé. Aujourd'hui, l'unanimité n'est certes pas générale, mais une grande majorité des dirigeants d'entreprises pensent qu'il est temps de dér

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