Manille envoyé spécial
Les présidents chinois et américain semblent bien décidés à mettre un terme aux relations tumultueuses qui règnent depuis deux ans entre les deux géants de l'Asie-Pacifique. Bill Clinton se rendra en Chine l'an prochain, et son homologue chinois, Jiang Zemin, l'année suivante aux Etats-Unis, à des dates qui restent à déterminer. Ainsi en ont convenu les deux chefs d'Etat, qui se sont rencontrés hier à Manille, en marge du sommet annuel du Forum économique de l'Asie-Pacifique (lire aussi en pages économie). Le vice-président Al Gore doit également se rendre en Chine, sans doute au début de l'année suivante. A l'issue de son entrevue avec Jiang, Clinton a déclaré qu'il se réjouissait «énormément» à l'idée de visiter l'«Empire du milieu». George Bush fut le dernier président américain à se rendre en Chine, peu avant la répression sanglante du mouvement étudiant de Tian Anmen.
Clinton a balayé d'un geste hier les réticences émises par de nombreuses associations de défense des droits de l'homme aux Etats-Unis, en affirmant que cette entrevue avec Jiang était «la chose à faire». Il a d'ailleurs longuement évoqué cette question avec le leader communiste, qui lui a opposé une fin de non-recevoir en mettant en avant la «primauté des droits économiques» (sur ceux de l'«individu»). La Chine s'est félicitée du changement de climat entre les deux capitales en affirmant que ce réchauffement était «perceptible depuis six mois». Le porte-parole chinois a souligné que le




