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Boutros-Ghali, repli de dernière heure. Le no1 de l'ONU se représente-t-il? La question agite le sommet de Ouagadougou.

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Publié le 06/12/1996 à 3h27

Ultime bravade ou renoncement? A trois semaines de l'expiration de

son mandat, la décision mercredi soir de Boutros Boutros-Ghali de «suspendre» provisoirement sa candidature à sa réélection à la tête de l'ONU n'a guère clarifié la situation. Malgré l'empressement manifesté par les diplomates américains à voir la fin de l'impasse provoquée par leur veto à sa réélection, le déblocage était loin d'être évident et la portée exacte de cette «mise entre parenthèse» reste extrêmement ambiguë.

Du côté américain , on se félicitait haut et fort de cette annonce, présentée comme «le développement naturel» du processus de recherche d'un nouveau secrétaire général. Plus prudents, les autres diplomates présents au conseil de sécurité à New York soulignaient la «dignité» de l'attitude du secrétaire général, alors que l'examen informel de nouvelles candidatures pourrait avoir lieu aujourd'hui. L'un d'entre eux observait que l'examen éventuel d'autres candidatures ne présageait en rien de l'avenir des consultations et que Boutros-Ghali avait été particulièrement avisé de se placer ainsi «en réserve» au cas où aucun autre candidat africain ne ferait l'objet du consensus attendu.

Au sommet franco africain de Ouagadougou, où la succession de Boutros est au centre des discussions, l'annonce du repli du secrétaire général, opéré en étroite coopération avec Paris, n'a pas vraiment troublé le dîner qui rassemblait la France et ses alliés sur le continent africain. Explication d'un responsable frança

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