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Libération

L'Afrique en quête de bonne gouvernance. Au sommet de Ouagadougou, Chirac a plaidé pour une gestion saine du continent.

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Publié le 06/12/1996 à 3h27

Ouagadougou envoyés spéciaux.

Ils sont assis à la droite de Blaise Compaoré, président du Burkina et hôte du XIXe sommet franco-africain, et de Jacques Chirac, dont c'est le premier exercice du genre. Classés par ordre d'ancienneté au pouvoir: le Togolais Gnassingbe Eyadema (1963), le Gabonais Omar Bongo (1965), le Djiboutien Hassan Gouled Aptidon (1977). Le maréchal-président Mobutu, qui aurait pu figurer au premier rang, est absent, en convalescence dans le sud de la France. Derrière les «dinosaures», l'oeil est attiré par les lunettes noires et le boubou couleur de prélat du Nigérian Sani Abacha. Et plus loin, l'unique femme de ce groupe de 23 chefs d'Etat, la Libérienne Ruth Sando Perry qui, depuis septembre, a pris les rênes d'un pays déchiré par sept ans de guerre civile. Comme le dira plus tard Jacques Chirac, dans un discours prononcé hier lors de la séance d'ouverture du sommet, «cette conférence voit s'affirmer pleinement la dimension continentale» de la rencontre qui, tous les deux ans depuis 1973, rythme les relations franco-africaines.

La veille, les francophones ont pourtant tenu à rester en famille, au grand dam du Rwanda, pour une séance de travail et un dîner qui s'est éternisé jusqu'à minuit trente. Les Rwandais auraient sans doute aimé faire entendre leur voix quand le Premier ministre zaïrois Kengo Wa Dondo a fait valoir sa position sur le conflit qui a embrasé l'est du Zaïre et dont il accuse le Rwanda d'être responsable. Mais le ministre des Affaires étr

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