Menu
Libération

Pots-de-vin dans les ministères japonaisL'opinion se braque contre la haute administration.

Réservé aux abonnés

Publié le 09/12/1996 à 3h20

Tokyo, de notre correspondante

Une perquisition massive au ministère de la Santé sous l'oeil des caméras de télévision, le début des interrogatoires de 130 fonctionnaires du Miti, le ministère de l'Industrie et du Commerce extérieur, dans le cadre d'une affaire de corruption, des révélations sur des dons en espèces et autres faveurs dispensées à des hauts fonctionnaires... La rentrée parlementaire japonaise, la semaine dernière, a été pimentée par une vague de scandales qui ne peut que s'amplifier dans les jours qui viennent. «Les violations flagrantes des règles de conduite les plus élémentaires par les plus hauts serviteurs de l'Etat, à commencer par les fortunes amassées par plusieurs hauts fonctionnaires du ministère des Finances, se multiplient. La saga paraît sans fin», se lamente le quotidien Asahi (centre) dans un éditorial vendredi.

La tempête qui s'était abattue sur Kasumigaseki, le quartier des ministères, s'est transformée en violente tornade avec la mise sous les verrous de Nobuharu Okamitsu, le plus haut fonctionnaire du ministère de la Santé. Du jamais vu depuis l'affaire Recruit Cosmos (1989), qui avait discrédité Noboru Takeshita, l'un des barons du Parti libéral-démocrate (PLD), et contribué à la défaite historique de ce parti lors des législatives de 1993.

Nobuharu Okamitsu, un homme «à la carrière exemplaire», selon ses collègues, est accusé d'avoir accepté un don de 60 millions de yens (3 millions de francs) d'un homme d'affaires propriétaire de maisons de

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique