New York de notre correspondant.
Le secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali, a, comme prévu, donné hier son feu vert à la reprise des exportations de pétrole irakien soumises à un embargo international depuis la guerre du Golfe. Cette décision est intervenue aussitôt après la levée du dernier obstacle technique: l'examen la semaine dernière par les inspecteurs envoyés par l'ONU de la station de comptage de pétrole à la frontière entre l'Irak et la Turquie. L'effet devait être immédiat: le plan dit «pétrole contre nourriture» est donc entré en vigueur hier à midi, heure de New York. Il prévoit la vente par Bagdad de quantités limitées de pétrole (l'équivalent de 2 milliards de dollars tous les six mois) en échange principalement de denrées alimentaires et de produits médicaux pour la population irakienne. Environ un tiers du produit de ces ventes sera utilisé pour payer les réparations dues par l'Irak aux victimes de la guerre du Golfe et pour financer les missions d'observation des Nations unies en Irak.
Cette annonce a lieu dans le cadre de la mise en oeuvre de la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies (résolution 986) qui a confié au seul secrétaire général la responsabilité de rouvrir partiellement les vannes du pétrole irakien. Elle devrait conduire au retour dans les prochains jours du brut irakien sur les marchés internationaux d'où il était absent depuis août 1990 et elle a été accueillie aussitôt par une chute des cours du brut: à l'




