New York de notre correspondant.
Boutros Boutros-Ghali a félicité, hier à New York, son successeur au poste de secrétaire général des Nations unies, le Ghanéen Kofi Annan, qui devrait prendre ses fonctions le 1er janvier prochain. Le secrétaire sortant a présenté ses voeux à l'ancien directeur du département des opérations de maintien de la paix de l'ONU «qui a reçu la recommandation du Conseil de sécurité» pour le remplacer. Le diplomate égyptien, a rappelé qu'il avait travaillé «étroitement» avec Annan ces cinq dernières années, et s'est déclaré «heureux du caractère unanime de la décision» du Conseil de sécurité. C'est l'épilogue du bras de fer entre Boutros-Ghali, qui souhaitait proroger son mandat, et Washington qui avait opposé un veto à sa candidature, le 19 novembre dernier. L'élection de Annan devrait être officialisée par un scrutin formel du Conseil de sécurité dans les prochains jours. Une décision difficilement acquise qui n'est pas du goût de la France. Paris s'est retrouvé seul contre tous à défendre encore le secrétaire sortant, jeudi au Conseil de sécurité. Position intenable. Paris a finalement jeté l'éponge, hier en fin de matinée, après qu'un dernier vote informel eut permis de dégager un soutien unanime en faveur du candidat ghanéen. Finalement, les autorités françaises se sont fait une raison. Après plusieurs semaines d'un processus complexe que le président du Conseil, l'ambassadeur italien Paolo Fulci, a comparé à l'élection du pape par les cardinau




