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Libération

Critiques au Japon. La sécurité de l'ambassade est mise en cause.

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Publié le 20/12/1996 à 2h44

Tokyo de notre correspondante.

Les médias japonais émettent de sérieuses critiques sur la sécurité de l'ambassade du Japon. Trois agents japonais seulement gardaient la résidence de l'ambassadeur, assistés par trois ou quatre gardes privés et quatre policiers péruviens. Un dispositif jugé insuffisant par les commentateurs, compte tenu des risques et du nombre d'invités, environ 800 personnes. L'ambassade avait déjà fait l'objet, en 1993, d'une attaque à la voiture piégée, et, depuis, elle était réputée être l'une des représentations diplomatiques nippones les mieux protégées. Avant de s'envoler hier pour Lima, le ministre des Affaires étrangères, Yukihiko Ikeda, a reconnu que la sécurité n'était probablement «pas parfaite». Selon le ministère des Affaires étrangères, environ 120 ressortissants japonais sont détenus en otages, dont 15 employés de l'ambassade.

Le Japon constitue une cible de choix pour les extrémistes péruviens: Tokyo n'a pas ménagé son soutien au régime du président Fujimori, un fils d'immigrés japonais. Depuis son accession au pouvoir, en 1990, le Japon a fourni 900 millions de dollars d'aide au Pérou. Quelque 80 000 Péruviens sont d'origine japonaise. Leurs parents, ou plus souvent leurs grands-parents, avaient émigré avant la Deuxième Guerre mondiale.

Habituellement, le Président (qui ne parle pas japonais) ne manque jamais la réception annuelle pour l'anniversaire de l'empereur. Il aurait donc dû se retrouver parmi les otages s'il n'avait été empêché... L'i

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