Séoul, envoyé spécial
A deux jours d'une grève générale annoncée comme «historique» par les deux formation syndicales du pays, la vague de contestation sociale qui balaie la Corée du Sud depuis le 26 décembre ne montrait hier aucun signe d'affaiblissement. Initiatrice du mouvement, la Confédération des syndicats coréens (KCTU), dont les dirigeants sont toujours retranchés sur le parvis de la cathédrale de Myongdong, a reçu ce week-end plusieurs appuis. Un sondage, notamment, révèle qu'une grande majorité des Coréens s'oppose à la nouvelle loi sur le travail dont la KCTU exige l'abrogation. Cette loi reporte à l'an 2002 la liberté syndicale, facilite les licenciements et autorise les patrons à embaucher de la main-d'oeuvre pour briser des grèves. Le parti démocrate, une petite formation, s'est aussi déclaré solidaire avec la KCTU.
En visite à Séoul, John Evans, le secrétaire général du comité syndical consultatif de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), s'est vivement élevé contre le nouveau code du travail. «Le gouvernement coréen a affirmé en entrant a l'OCDE, en décembre, qu'il respecterait les normes internationales du travail. Nous constatons qu'il fait le contraire (...)» La critique est cinglante pour le gouvernement de Kim Young-sam, qui avait invoqué une «mise en conformité» avec les normes de l'OCDE.
La formation politique du Président, le Parti de la nouvelle Corée (NKP), semble désormais divisée. Selon la presse, des parlementaires du




