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Paris et Bonn, une voix pour réformer l'UEFrançais et Allemands défendront des conceptions identiques au sein de la CIG.

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Publié le 21/01/1997 à 15h37

Bruxelles (UE) de nos correspondants

L'Allemagne et la France ont décidé de mettre le turbo, manifestement inquiètes de l'allure d'escargot adoptée par la Conférence intergouvernementale (CIG) qui doit réformer le traité de Maastricht d'ici le mois de juin prochain. Hier, à Bruxelles, les chefs de la diplomatie des deux pays, Klaus Kinkel et Hervé de Charette, ont tenu une conférence de presse commune afin de faire savoir à leurs partenaires européens que Paris et Bonn parleraient désormais d'une seule voix au sein de la CIG et qu'ils défendront donc des conceptions largement identiques. «Cette intervention commune est un acte politique», a martelé Hervé de Charette à l'attention de ceux qui aurait mal compris la portée symbolique du geste.

Quelques heures plus tard, c'est d'ailleurs Klaus Kinkel qui présentait aux Quinze, au nom des deux pays, leurs propositions sur la mise en place de «coopérations renforcées» au sein de la future Union. Le ministre des Affaires étrangères allemand a estimé que «le tandem franco-allemand doit continuer à être le moteur du processus d'intégration».

De fait, aucune négociation d'importance n'a pu, dans le passé, aboutir au sein de l'Union sans accord et surtout sans volonté franco-allemande. Un «axe» qui agace et fait grincer des dents les autres capitales, mais qui n'a jamais pu trouver de substitut crédible. En particulier, les Pays-Bas, qui exercent depuis le 1er janvier la présidence tournante de l'Union, n'ont guère apprécié ce qui s'appa

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