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Le pouvoir sud-coréen recule. Les syndicats refusent la main tendue du président Kim Young-sam .

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Publié le 22/01/1997 à 15h34

Le président sud-coréen Kim Young-sam a offert hier d'importantes

concessions aux grévistes afin de désamorcer la crise sociale que traverse le pays depuis près d'un mois. Surprenant ses interlocuteurs invités à un déjeuner à la Maison bleue (Kim Dae-jung et Kim Jung-pil, qui dirigent les deux principaux partis d'opposition), il s'est déclaré prêt à renvoyer devant le Parlement les deux législations dont les syndicats et l'opposition demandent l'abrogation. «Tout peut être à nouveau débattu au Parlement, le code du travail comme la loi sur la sécurité nationale», a estimé le président Kim. Il a également promis de donner les instructions nécessaires au pouvoir judiciaire afin qu'il suspende les mandats d'amener lancés à l'encontre des sept membres de la Confédération des syndicats coréens (KCTU, illégal) qui campent depuis le 26 décembre sur le parvis de la cathédrale de Myongdong, dans le centre de Séoul. Ce «sommet des trois Kim» s'est toutefois achevé «sans accord concret» sur les modalités du réexamen des lois au Parlement, selon un porte-parole de la présidence.

La KCTU, avec à sa tête Kwan Young-kil, a aussitôt rejeté la main tendue par la présidence. Elle a réaffirmé son exigence d'une abrogation pure et simple des législations en question comme préalable a tout dialogue. «Le résultat de la rencontre entre le Président et l'opposition est décevant, car elle n'a pas répondu à la demande des ouvriers», a précisé ce syndicat, qui regroupe un demi-million d'adhérents. La Co

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