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Le virtuel nippon dépasse la réalité. Le Tamagochi, un animal-vidéo, fait un tabac.

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Publié le 30/01/1997 à 15h07

Tokyo de notre correspondante

«Bonjour! Ou peut-on encore trouver un "Tamagochi? J'habite Tokyo"» Les messages comme celui de Keiko, 23 ans, se sont multipliés ces derniers jours sur le réseau Internet, si l'on en croit la presse japonaise. Mais la chasse au «Tamagochi» est de plus en plus difficile. En effet, depuis ce week-end, l'animal est introuvable dans la capitale nippone, sauf à prix d'or, au marché noir.

«Tamagochi»? Plus personne au Japon n'ignore le nom de cet animal domestique" virtuel, dernière création du fabricant de jouets Bandai. Plus qu'un succès, c'est une véritable folie collective qui s'est emparée des Japonais. Le Tamagochi est devenu en quelques jours un véritable phénomène de société.

Commercialisé il y a a peine deux mois, le petit objet électronique, de la taille et de la forme d'un oeuf (Tamagochi signifie adorable petit oeuf en japonais), s'arrache littéralement. Surpris par son propre succès, Bandai, qui en a écoulé a ce jour plus d'un demi-million, a environ 100 F pièce, n'arrive plus a fournir! Pour calmer quelque peu les ardeurs, le fabricant de jouets, qui tenait jusqu'ici sa notoriété de ses fameux Powers Rangers, refuse pour le moment toutes nouvelles interviews sur le sujet.

«C'est mon petit animal, dit Yuko Kanaga, 17 ans. Je dois veiller à ce qu'il grandisse bien, prendre soin de lui. Et, si je ne le fais pas, il risque de mourir, comme en vrai.» L'animal en question n'est en réalité qu'une animation sur l'écran à cristaux liquide du jouet

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