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Interview du leader du Parti démocrate de Hong-kong. «Londres et Pékin nous ont trahis». Martin Lee dénonce les mesures prises par la Chine dans la colonie.

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Publié le 07/02/1997 à 16h45

Si Hong-kong était une démocratie, son président serait en toute

logique Martin Lee, dont la formation politique, le Parti démocrate de Hong-kong, a remporté 65% des suffrages directs lors des législatives du 18 septembre 1995. Mais avec le retour programmé de la colonie britannique sous souveraineté chinoise, le 1er juillet, il est plus probable que l'avocat hongkongais, âgé de 56 ans, finira comme prisonnier politique plutôt que comme chef de gouvernement. A l'heure ou la Chine se prépare à dissoudre l'Assemblée élue pour la remplacer par une autre triée sur le volet, et annonce son intention de réviser ou de supprimer 26 lois garantissant les libertés publiques (Libération du 25/1), Martin Lee se tourne vers les démocraties parlementaires pour y chercher un appui. Le 26 janvier, l'infatigable avocat à l'impeccable accent britannique a commencé une ultime tournée en Europe de six semaines (1). Il a entamé hier une visite en France de caractère officiel. Il doit notamment rencontrer le ministre de la Justice, Jacques Toubon, et sera reçu à l'Assemblée nationale. Il n'est en revanche reçu ni à l'Elysée, ni au ministère des Affaires étrangères.

Comment voyez-vous votre avenir et celui de votre parti après la rétrocession, le 1er juillet?

Nous allons au-devant de grandes difficultés. Notre parti, qui comporte 19 sièges sur 60 au Conseil législatif (Legco, le mini-parlement de Hong-kong), est le plus important, les autres formations politiques ne disposant respectivement que de 1

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