«Ce qui m'a marqué le plus, c'est l'expérience de la guerre... il ne
faut plus jamais ça», s'est exclamé hier le chancelier allemand, Helmut Kohl, lors de l'émission 7 sur 7 sur TF1, en assurant que son pays n'avait aucune intention d'entrer «par la porte de service» dans le club des pays disposant d'armes nucléaires. Sur le concept franco-allemand de défense, approuvé en décembre à Nuremberg, qui fait de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (Otan) le pivot de la défense européenne, le chancelier a estimé qu'il ne se soumettait pas «aux Américains en faisant partie de l'Otan». «(...) La guerre froide n'est plus. Les Américains sont nos partenaires, pas nos supérieurs.» Le chancelier, qui a qualifié ses rapports avec Jacques Chirac de «tout à fait amicaux», a évoqué sa première rencontre avec François Mitterrand, en 1948, en affirmant: «Ce n'était pas mon genre.» Plus tard, a-t-il poursuivi: «[L'ancien président français] a très vite compris que j'étais un vrai francophile, de toutes mes fibres et de tout mon être.»
Aucun pays, selon le chancelier, ne doit être exclu de la mise en place de la future monnaie unique, laquelle est indispensable, selon lui, à une union politique de l'Europe. «Que chacun fasse ce qu'il a à faire et, après, au printemps 1998, on verra.» A cette date, les pays de l'UE décideront quels sont ceux qui, ayant rempli des critères économiques et financiers très précis, pourront faire circuler l'euro. L'Allemagne figure parmi les premiers pays éligi




