Tokyo, de notre correspondante
L a police libanaise a arrêté hier au moins cinq membres présumés de l'organisation terroriste d'extrême gauche japonaise Armée rouge (Nihon Sekigun) qui vivaient depuis plusieurs années dans la clandestinité dans la plaine de la Bekaa. Le gouvernement japonais est aussitôt entré en contact avec les autorités libanaises pour demander leur extradition. Une demande qui peut prendre du temps dans la mesure où il n'existe pas de convention d'extradition entre le Japon et le Liban.
Les cinq terroristes, quatre hommes et une femme, sont fichés au fichier du grand banditisme international. La presse a évoquél'arrestation d'une sixième personne dont l'identité n'aurait pas été révélée.
Ce coup de filet surprise pourrait, selon certains observateurs informés, être lié à la prise d'otages en cours à l'ambassade du Japon à Lima. Officiellement, on ne fait strictement aucun lien entre les deux affaires. Mais, dès les premiers jours de la prise d'otages au Pérou, il y a un peu plus de deux mois, des magazines japonais ont évoqué la possibilité que des membres de l'Armée rouge y aient été associés. En mai dernier, un membre de l'organisation terroriste avait par ailleurs été arrêté au Pérou.
Comme c'est très souvent le cas dans les affaires sensibles, ces informations n'ont pas été reprises par la grande presse nippone qui s'en est toujours tenue depuis le début à la version officielle et n'a guère poussé l'enquête. Pourtant, selon le témoignage d'un ex-otage j




