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Libération

Inquiétudes à Hong-kong

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Publié le 25/02/1997 à 17h00

Le Parlement chinois a approuvé dimanche soir à Pékin un projet

restreignant sévèrement les libertés civiles à Hong-kong après le 1er juillet. Un coup de bambou dont pâtissent entre autres les législations régissant actuellement le processus électoral démocratique, les lois sur la formation de partis politiques, la liberté d'association, etc. «La Chine, s'est insurgé le gouverneur britannique, Chris Patten, démontre ainsi qu'elle ne respectera pas la volonté des Hong-kongais.» Pour Patten, Pékin viole ainsi ni plus ni moins le traité international sino-britannique de 1984 sur la rétrocession de la colonie à la Chine, ainsi que la constitution en «région administrative spéciale» (RAS) de Hong-kong, nom que prendra ce territoire dès sa rétrocession. Londres a proposé à Pékin, à la mi-février, de laisser la Cour internationale de justice arbitrer le différend sino-britannique. Pékin a refusé" Il sera interdit de scander des slogans tels que «à bas Li Peng» (le Premier ministre chinois) après la rétrocession de Hong-kong à la Chine, a de son côté déclaré hier la future secrétaire à la Justice du territoire, Elsie Leung. Dans un entretien accordé au quotidien Ming Pao, Mme Leung a déclaré que de tels slogans seraient autorisés seulement jusqu'au 30 juin à minuit. «Mais ils seront illégaux après le 1er juillet. Exactement comme si vous criez "à bas la reine sous le régime britannique actuel», a-t-elle expliqué au journal sans préciser les peines encourues par les contrevenants. En

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