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Libération

Chine: triple attentat à la bombe au Xinjiang

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Publié le 27/02/1997 à 16h52

Au moins 7 personnes ont été tuées et 67 blessées à la suite de

l'explosion mardi soir de trois bombes dans trois autobus d'Urumqi, la capitale de la région autonome ouïghoure du Xinjiang, ont affirmé des responsables chinois contactés par l'Agence France-Presse. Le carnage ­ qui, comble de la provocation, coïncidait avec le jour des funérailles de Deng Xiaoping ­ aurait fait 10 morts, selon des résidents occidentaux sur place. Les engins ont explosé presque simultanément, entre 18 h 30 et 19 heures. Une quatrième bombe a été désamorcée à bord d'un autre véhicule de transport public, ont indiqué des résidents. Un impressionnant dispositif de sécurité a été déployé aussitôt après les attentats, qui sont probablement l'oeuvre de groupes séparatistes du Xinjiang, une région également appelée Turkestan chinois, peuplée en majorité de musulmans turcophones. Les séparatistes ouïghours, basés au Kazakhstan, revendiquent plusieurs attentats antichinois depuis un an. Outre les Ouïghours, l'ethnie dominante, la province compte d'autres communautés turcophones: les Tatars, les Ouzbeks et les Kazakhs; des persanophones (les Tadjiks), des Mongols et des Hans (Chinois de souche). Ces derniers, en nombre grandissant, composent 37,5% des 16 millions d'habitants de la région, selon les chiffres officiels. Jusqu'à hier soir, aucune organisation n'avait revendiqué ces attentats, attribués par les résidents à une «vengeance» des indépendantistes à la suite d'affrontements armés, entre le 5 et le

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