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Zaïre: la France seule en Europe. Les Quinze refusent de suivre Paris sur l'envoi d'une force internationale.

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Publié le 14/03/1997 à 23h20

Alors que les réfugiés continuent d'affluer à Ubundu, à 150

kilomètres de Kisangani, et que les combats s'intensifient autour de la capitale du Haut-Zaïre, l'Union européenne temporise. Tout en se disant «gravement préoccupés» par la dégradation de la situation humanitaire dans l'est zaïrois, les directeurs politiques des ministères des Affaires étrangères des Quinze réunis hier à Bruxelles ne sont parvenus à aucune conclusion commune sur la proposition française d'un «dispositif international de sécurisation humanitaire». Paris avait proposé à ses partenaires que l'Europe défende devant le Conseil de sécurité des Nations unies la perspective d'une opération humanitaire sous l'égide de l'ONU. «Au moment où l'UE s'érige en juge international, il serait désastreux de constater qu'elle ne fait rien pour une situation aussi grave que celle du Zaïre», a plaidé Jacques Blot, le secrétaire général adjoint du Quai d'Orsay. Les Européens se sont contentés de réitérer leur soutien à Mohammed Sahnoun, représentant spécial de l'ONU dans les Grands Lacs, et à son plan de paix en cinq points, qui subordonne la protection et la sécurité des réfugiés à la cessation immédiate des hostilités et au retrait des forces extérieures du Zaïre.

Londres, fermement opposé à la proposition française, ne dit pas autre chose: pas d'intervention humanitaire avant un cessez-le-feu. Mais la Grande-Bretagne s'est aussi opposée à une proposition belge d'élargir à toute la région des Grands Lacs l'embargo sur le

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