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Mobilisation contre les licenciements à l'usine de Vilvorde

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Bruxelles: une marche pour faire vivre l'Europe sociale Pour protester contre la fermeture du site Renault, quelque 70 000 Belges et Européens, soutenus par les syndicats et plusieurs partis, ont manifesté hier dans les rues de la capitale .

ParChristophe Forcari
Bruxelles envoyés spéciaux
Isabelle MANDRAUD
Publié le 17/03/1997 à 23h12

Jospin, Emmanuelli, Mauroy, Hue, Chevènement, Voynet, Krivine: la gauche française s'est retrouvée, dimanche, dans les rues de Bruxelles pour dire non à l'Europe des licenciements. Avec eux, des milliers de militants socialistes belges, des chrétiens flamands, des salariés en pagaille (Renault, Air France, Caterpillar, Forges de Clabecq, les télécoms belges, Volkswagen, Volvo...) et des passants «écoeurés» par les délocalisations, les dégraissages, le chômage. En tout, selon nos estimations, quelque 70 000 manifestants belges mais aussi français, plus rarement italiens ou hollandais, ont répondu à l'appel des syndicats belges FGTB et CSC, grands organisateurs de cette première manifestation en faveur d'une Europe sociale. La police n'en a compté que 45 000. «Il y a quelques années, on avait encore du mal à faire monter un car jusqu'à Billancourt. Aujourd'hui, nous sommes venus à 120», se réjouit Jacky Touzain, délégué CGT de Renault-Cléon. L'Europe, nouvel enjeu de mobilisation? «C'est sûr, quelque chose est en train de bouger», déclare un représentant de la CSC, syndicat chrétien belge. «L'Europe sociale est en marche», se félicite Nicole Notat, secrétaire générale de la CFDT, avant d'ajouter que, «si nous, organisations syndicales, ne pouvons pas être tous ensemble à Paris, nous le sommes ici, à Bruxelles». Unité rare. De fait, les leaders des grandes centrales françaises, qui avaient tous fait le déplacement, ont rangé hier leurs divergences dans leurs poches. Derrière la

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