Prague, de notre correspondant.
Afin de rejoindre l'Otan en 1999, la République tchèque a fait de la modernisation de son armée de l'airune priorité. A Prague on considère aujourd'hui qu'il devient urgent d'acquérir des appareils flambant neufs (ou usagés, mais occidentaux), pour envoyer à la casse les vieux Mig-21 et autres Sukhoï de l'époque soviétique. Depuis octobre, pas un mois n'a passé sans qu'un chasseur n'aille au tapis dans une vallée de Bohême. Responsable: «L'archaïque technologie qui caractérise notre flotte vieillissante», conclut Hynek Fajmon, du département des relations internationales au ministère de la Défense.
La première partie du programme de modernisation de l'armée de l'air consiste à faire fabriquer sur place ce que l'industrie tchèque de l'armement la 9e au monde au palmarès 1996 des exportations connaît parfaitement:des appareils d'entraînements légers. L'Etat-major a ainsi commandé à la firme Aero, de Vodochody (banlieue nord de Prague), 72 appareils du nouveau modèle L-159, qui seront livrés début 1998. Mais c'est vers la seconde tranche du programme que convergent tous les regards. Prague prévoit en effet de se doter d'au moins 24 avions supersoniques de combat, un achat qui n'interviendra dans le meilleur des cas qu'après l'an 2000, en raison des maigres ressources budgétaires actuelles.
La foire d'empoigne diplomatico-commerciale a déjà commencé. Plusieurs concurrents sont en lice. Les Américains, d'abord. Lockheed Martin propose le F16, tand




