Menu
Libération

Vaclav Havel, l'icône tchèque. Le très populaire Président reçoit Chirac aujourd'hui à Prague.

Réservé aux abonnés

Publié le 02/04/1997 à 1h37

Prague de notre correspondant

«A chaque fois qu'on le dit en bout de course et atteint par l'usure du pouvoir, il trouve toujours le moyen de rebondir», dit un observateur attentif des affaires du château de Hradcany (la présidence tchèque) à propos de Vaclav Havel, qui accueille aujourd'hui et demain à Prague son homologue Jacques Chirac. Sept ans et demi après la Révolution de velours de novembre 1989, le président tchèque, qui émerge d'une pénible période à la suite de son opération en décembre d'un cancer du poumon, reste l'emblème incontournable de la République. Sitôt remis sur pied début janvier, Vaclav Havel s'est en outre remarié, à la surprise générale, avant de filer dans la station thermale belge de Spa pour un voyage de noces «et de convalescence». Puis le président-dramaturge s'est remis au travail, renonçant, la mort dans l'âme, à son paquet quotidien de blondes américaines.

Immense estime. Son réel pouvoir politique a beau être très limité par la Constitution, rien n'y fait, les Tchèques continuent à lui vouer une immense estime. Le dernier sondage de l'institut IVVM, publié par Lidové Noviny, crédite la présidence de 68% d'opinions favorables (contre 43% au gouvernement, et 25% seulement au Parlement). Pour le politologue Jiri Pehe, de Radio Free Europe, «la permanence de sa popularité s'explique par l'autorité dont Havel a fait preuve en forçant les portes du compromis après les élections législatives de juin 1996, qui n'ont pas dégagé de majorité claire et o

Dans la même rubrique