Tokyo, de notre correspondante
Il aura fallu sept ans à la justice japonaise pour statuer sur l'une des affaires criminelles les plus atroces qu'ait jamais connues le Japon. Le tueur d'enfants cannibale Tsutomu Miyazaki, 34 ans, a été reconnu hier responsable de ses actes, le meurtre dans des circonstances particulièrement sordides de quatre fillettes.
Il a été condamné à la pendaison par le tribunal de Tokyo, où près de 900 personnes avaient fait la queue dès le petit matin dans l'espoir d'obtenir une des 58 places disponibles pour la dernière audience du procès. Les victimes, âgées entre 4 et 7 ans, ont été kidnappées et assassinées entre 1988 et 1989 dans la banlieue de Tokyo.
La brutalité des actes du tueur fou avait profondément choqué la population japonaise. L'employé d'imprimerie Miyazaki avait notamment brûlé le corps de la petite Mari Konno, âgée de 4 ans, et envoyé ses restes au domicile de ses parents. Pour se déjouer de la police et brouiller les pistes des enquêteurs, le meurtrier avait ensuite envoyé aux médias des lettres confessant son crime, les signant d'un nom féminin.
Arrêté en juillet 1989 alors qu'il tentait d'enlever une cinquième fillette, âgée de 6 ans, il avait reconnu dès l'ouverture de son procès, en 1989, avoir mangé les mains et les os réduits en cendres de deux de ses victimes. A son domicile, les enquêteurs avaient trouvé un nombre impressionnant de cassettes vidéo et de magazines pédophiles ainsi que ses propres enregistrements montrant les part




