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Libération

Les premiers soldats chinois débarquent à Hong-kong. Les 40 militaires ne jouiront d'aucune immunité dans la colonie.

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Publié le 22/04/1997 à 0h31

Hong-kong envoyé spécial

En casquette rouge de parade, les officiers britanniques, flanqués de soldats d'un régiment d'élite écossais en kilt, ont accueilli hier un premier contingent de 40 militaires chinois dans le saint des saints du pouvoir colonial, la caserne du Prince-de-Galles, qui a été refaite à neuf pour l'occasion. Sans fanfare ni cornemuses, le major Dutton a simplement serré la main du général Zhou Borong à sa descente de voiture, une Audi noire fabriquée en Chine sur laquelle est apposée une plaque d'immatriculation de Hong-kong. Le reste de la troupe, venue pour préparer la rétrocession de la colonie à la Chine, le 1er juillet, attend dans des camions militaires britanniques. «C'est un beau cadeau que nous leur laissons», explique un peu amer un Britannique de faction en donnant un coup de menton vers l'immeuble de trente étages qui sert de quartier général. Aucun des quelque 1 500 soldats hongkongais qui ont servi la couronne ne se retrouveront sous le drapeau communiste. Tous ont été démobilisés, «car les Chinois ne veulent pas d'eux». Les fonctionnaires locaux qui ont servi dans l'administration militaire sont, quant à eux, «en train de chercher un autre travail». Le gouverneur de la colonie, Chris Patten, à ce titre chef des forces armées du territoire, avait exigé que ces premiers militaires chinois à fouler le sol de Hong-kong depuis cent cinquante-six ans viennent sans armes. Soumis aux lois britanniques, les soldats de l'armée populaire de libération

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