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Libération

la diplomatie Du canon reprend le dessus au zaire. L'imminente victoire de Kabila commence à inquiéter les Etats-Unis.

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Publié le 07/05/1997 à 3h15

Et c'est reparti, au pas militaire. Laurent-Désiré Kabila, président

de l'Alliance qui contrôle aujourd'hui près des trois quarts du territoire zaïrois, a toujours répété qu'il serait à Kinshasa «au plus tard en juin». Son face-à-face tant attendu avec Mobutu, dimanche, n'ayant visiblement abouti à aucun accord négocié, il semble de plus en plus probable que les canons rebelles prendront une fois de plus la diplomatie de vitesse. Lors d'une conférence de presse, lundi à Lubumbashi, Kabila a en effet réaffirmé que «le terme de cessez-le-feu n'appartenait pas à [son] vocabulaire». Ses troupes ne sont plus qu'«à 60 km de l'aéroport» de Kinshasa et devraient, selon lui, être dans quelques jours dans les faubourgs de la capitale. Juste après avoir détaillé les combats en cours, il soutenait le lendemain avec aplomb qu'il respectait son engagement auprès de Washington de suspendre son avancée jusqu'à la prochaine négociation avec Mobutu, lors d'une conversation téléphonique avec le vice-président sud-africain, Thabo Mbeki . Même si sa progression paraît optimiste ­ les combats se concentreraient plutôt autour de Kengé, à 200 km de la capitale ­, la victoire rebelle semble aujourd'hui irrépressible. A Paris, dernier bras secourable sur lequel s'appuyait le maréchal malade, le quai d'Orsay reconnaissait hier que la partie était jouée. Mais les risques d'une victoire par les armes mettent aujourd'hui de plus en plus mal à l'aise même ceux que les succès rebelles réjouissaient jusqu'a

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