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Libération

Le virage de Paris sur les droits de l'homme. La nouvelle politique française à l'égard de Pékin expliquée à quelques ONG.

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Publié le 14/05/1997 à 2h50

Pour préparer la visite présidentielle de Jacques Chirac en Chine

(15-19 mai), l'Elysée s'est placé sur la défensive et s'est employé à «déminer» le terrain des droits de l'homme. La présidence française, qui appréhende une déferlante de critiques sur le mode «Paris brade ses principes pour des Airbus», a réuni mercredi dernier à l'Elysée, dans le cadre d'une «réunion privée et discrète», une quinzaine d'Organisation non gouvernementales (ONG) pour justifier sa nouvelle politique des droits de l'homme envers Pékin. Celle-ci s'est manifestée en avril, à la Commission des droits de l'homme de Genève, lorsque Paris, appuyé par une partie des Européens, s'est désolidarisé d'une résolution de l'Union européenne condamnant les violations des droits de l'homme en Chine. Il s'agit, a insisté le conseiller diplomatique de Jacques Chirac, Jean-David Levitte, de «sortir de l'affrontement déclamatoire pour tenter une nouvelle logique». Amnesty International, la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), France Libertés, Reporters sans frontières, la Fédération pour la démocratie et la communauté tibétaine en France étaient entre autres invités à cette réunion dont l'objectif inavoué, juge l'un des participants, visait à «désamorcer d'éventuelles campagnes de protestation». La question du Tibet. Plusieurs participants se sont néanmoins déclarés «relativement satisfaits» par les initiatives envisagées par Jacques Chirac. Le président, a-t-on affirmé aux ONG à l'Elysée, «plaid

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