Menu
Libération

Mutineries en série dans les prisons brésiliennes. 300 personnes sont retenues en otage à São Vincente.

Réservé aux abonnés

Publié le 20/05/1997 à 2h25

Miami correspondance.

La surpopulation pénitentiaire et les mauvaises conditions de détention provoquent dans toute l'Amérique latine une épidémie d'émeutes dans les prisons. Après le Venezuela et la Colombie, c'est le Brésil qui est le plus atteint. La dernière mutinerie d'une longue série y a éclaté dimanche en fin de journée dans la maison d'arrêt de Saõ Vicente, dans l'Etat de Saõ Paulo (sud-est), quand les détenus se sont emparés de six gardiens et d'environ 400 personnes venues rendre visite à des parents. Il n'y a eu ni mort ni blessé dans l'opération. Les autorités se refusaient hier à préciser le nombre des otages, privilégiant pour l'instant la recherche d'une issue négociée.

Les prisonniers paraissent dans le même état d'esprit. Ils ont immédiatement autorisé le directeur de la prison, Mauricio Guarnieri, à rencontrer leurs otages dans le pavillon des visites puis, dès 21 heures dimanche, ils ont libéré un gardien et une centaine de femmes et d'enfants, en réclamant la présence d'un juge pour lui exposer leurs revendications. Hier, ils relâchaient encore cinq gardiens. La police a encerclé la prison. Quartier de haute sécurité, San Vicente abrite quelque 760 personnes. On redoute que la situation ne se dégrade comme actuellement au pénitencier de Vila Velha, à 500 km au nord de Rio, dont les 138 pensionnaires se sont emparés vendredi de cinq gardiens et du directeur. Un certain Wilson Carioca, au nom des insurgés, menace d'exécuter les otages si les autorités ne l

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique