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Elections algériennes: circulez, il n'y a rien à voir...Les observateurs restent laconiques sur la validité du scrutin.

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Publié le 10/06/1997 à 3h55

Alger, envoyée spéciale.

Cette fois, ça y est. Le rideau retombe sur les élections législatives algériennes. Hier, en fin d'après-midi, le Conseil constitutionnel a validé le vote du 5juin. Comme chacun s'y attendait avant même le début de la campagne, la nouvelle Assemblée nationale sera donc bien aux mains des deux partis proches de Zéroual: le nouveau-né RND et l'ancêtre FLN. Tandis que sept formations continuent à s'époumoner contre des «fraudes massives», notamment en faveur du RND, les commissions nationale et internationale, chargées de veiller au scrutin, ont rendu leur conclusion. Mais, incroyable hasard, aucune des deux ne peut matériellement fournir la moindre donnée concluante sur ce qui s'est vraiment passé le jour J. Et, dans un style très différent, elles livrent chacune leur version d'un même voyage au pays des aveugles.

Hier matin, dans le hall d'un grand hôtel, les derniers observateurs de la commission électorale de l'ONU s'échangent, enjoués, leur adresse sur internet. Mais pas le temps de dire un mot. L'avion attend, expliquent-ils. La veille, ce sont les journalistes qui ont attendu trois heures la conférence de presse où devait être présenté leur rapport final, avant d'être congédiés d'un laconique «makasch ONU», («pas d'ONU») annoncé par le gardien. Les négociations se sont visiblement éternisées à la commission après qu'une première version du texte ait été jugée «très dure» par les autorités algériennes. D'un côté, les Américains souhaitaient rester

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