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SPECIAL HONG-KONG. D'une histoire officielle à l'autre. Les nouveaux livres scolaires, encore absents des rayons, donneront une tonalité plus chinoise à l'enseignement.

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Publié le 30/06/1997 à 4h27

Hong-kong envoyé spécial

Drôle de nom en ces jours de transition. Nous sommes au Good Hope Building, l'immeuble du bon espoir. C'est là, en plein quartier populaire de Mong Cok, que la Hong-kong Professional Teachers Union (HKPTU), le syndicat des enseignants, est installé. Ambiance agitée des cours du soir. Il est 20 heures passé. Au Pak Kuen, vice-président du syndicat qui regroupe 63 000 enseignants, tient salon, au milieu de tracts amoncelés et de piles de dossiers. Professeur de mathématiques, directeur du Practical Education Center, grosses lunettes et voix douce, il est le spécialiste d'une question qui tarabuste le monde éducatif: celle de la réécriture de l'histoire officielle, ou de la relativité des faits. Car c'est une évidence: la Grande-Bretagne qui part et la Chine qui arrive n'ont pas une même vision de la réalité historique.

Débat. Depuis quelque temps déjà, une polémique pointe. «Le contenu de certains livres couramment utilisés à Hong-kong ne s'accorde ni avec l'histoire, ni avec la réalité de la Chine, et devront être revus.» En 1995 déjà, les propos imprécis de Qian Qichen, ministre des Affaires étrangères de la République populaire, titillent les esprits. Un peu plus tard, la tension grimpe à nouveau, lorsque les autorités chinoises déclarent qu'après le 1er juillet, «l'histoire de la Chine doit devenir une matière obligatoire à Hong-kong, et non plus une discipline en option».

Le débat ne cesse de rebondir. Comment en effet parler du massacre de Tian Anme

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