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SPECIAL HONG-KONG. Noyauter, jauger, purger: le plan en trois parties du PC. La fonction publique est en première ligne face aux pressions chinoises.

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Publié le 30/06/1997 à 4h31

Hong-kong, envoyé spécial.

Tung Chee-hwa, le futur chef de l'exécutif de la Région administrative spéciale (SAR), sera sous haute surveillance. Trois personnes au moins garderont un oeil sur le millionnaire, «élu» en décembre à ce poste prestigieux. Un représentant du gouvernement, Ma Yuzhen, ancien ambassadeur chinois à Londres, puis directeur de la propagande du Conseil d'Etat chinois; le général Liu Zhengwu, qui commandera la garnison de 10 000 soldats chinois; et enfin le nouveau directeur de l'agence Chine nouvelle ­ organisme représentant de fait le Parti communiste sur le territoire. L'immeuble de l'agence Chine nouvelle compte 700 employés" dont très peu de journalistes. «Tous les organes chinois, du ministère de l'Economie à la Sécurité d'Etat, y ont des fonctionnaires», affirme une source chinoise. Très soucieux que les choses se passent bien, le président chinois, Jiang Zemin, aurait décidé de prendre en main directement les affaires hongkongaises.

Méthode rodée. La stratégie de contrôle du gouvernement chinois à l'égard de Hong-kong repose sur les principes rodés du «front uni» (tongyi zhanxian). «Cela consiste à s'immiscer dans tous les domaines, du politique au social en passant par l'éducation», explique Lau Yui Siu, qui fut journaliste de 1973 à 1991 au Wen Wei Po, un journal hongkongais contrôlé par Pékin. «Pour l'instant, il est difficile de savoir si cette méthode, telle qu'elle est appliquée à Hong-kong, a pour but un contrôle étroit, ou si elle vise simple

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