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SPECIAL HONG-KONG. Taiwan exhibe son indépendance.Manifestations samedi, manoeuvres militaires la semaine dernière"" Les Taïwanais tiennent à marquer les frontières. Même si l'heure est plutôt au statu quo avec Pékin.

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Publié le 30/06/1997 à 4h35

Taipei, Pingtung, envoyé spécial.

«Nous ne voulons pas subir le même sort que Hong-kong», «nous ne voulons pas être avalés par la Chine». Dans les rues de Taipei, samedi, 70 000 personnes ont bravé la pluie avec un seul et même slogan: «Dites non à la Chine», au cours d'un meeting organisé par tous les partis politiques.

Il y a semaine déjà, le 24 juin, deux Mirage 2000-5 puis deux chasseurs F-16 ont traversé, moteurs rugissants, le ciel tranquille de Pingtung. Sous un dais pourpre surplombant un champ de manoeuvre militaire, le président taïwanais Lee Teng-hui avait l'air satisfait. Tout l'état-major de l'île plastronnait à ses côtés, ainsi que les présidents des cinq Chambres, les institutions de base de la République de Chine ­ nom officiel de Taiwan. L'exercice militaire mettait aussi en scène hélicoptères, chars, missiles et haut-parleurs sur roues destinés à la «guerre psychologique».

A l'heure de la rétrocession de Hong-kong à l'autre Chine, la République populaire, ce ballet militaire est ostensiblement censé démontrer la capacité des forces armées taïwanaises à repousser une éventuelle attaque des forces chinoises. Et même, disent les militaires, à reprendre des positions dont l'ennemi se serait emparé par surprise. Lee Teng-hui est satisfait de la modernisation de la Défense taïwanaise, qui a récemment pris livraison, outre des premiers Mirage français et F-16 américains, de frégates de combat françaises et de missiles antimissiles américains Patriot.

Mais il se dit p

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