Taipei, Pingtung, envoyé spécial.
«Nous ne voulons pas subir le même sort que Hong-kong», «nous ne voulons pas être avalés par la Chine». Dans les rues de Taipei, samedi, 70 000 personnes ont bravé la pluie avec un seul et même slogan: «Dites non à la Chine», au cours d'un meeting organisé par tous les partis politiques.
Il y a semaine déjà, le 24 juin, deux Mirage 2000-5 puis deux chasseurs F-16 ont traversé, moteurs rugissants, le ciel tranquille de Pingtung. Sous un dais pourpre surplombant un champ de manoeuvre militaire, le président taïwanais Lee Teng-hui avait l'air satisfait. Tout l'état-major de l'île plastronnait à ses côtés, ainsi que les présidents des cinq Chambres, les institutions de base de la République de Chine nom officiel de Taiwan. L'exercice militaire mettait aussi en scène hélicoptères, chars, missiles et haut-parleurs sur roues destinés à la «guerre psychologique».
A l'heure de la rétrocession de Hong-kong à l'autre Chine, la République populaire, ce ballet militaire est ostensiblement censé démontrer la capacité des forces armées taïwanaises à repousser une éventuelle attaque des forces chinoises. Et même, disent les militaires, à reprendre des positions dont l'ennemi se serait emparé par surprise. Lee Teng-hui est satisfait de la modernisation de la Défense taïwanaise, qui a récemment pris livraison, outre des premiers Mirage français et F-16 américains, de frégates de combat françaises et de missiles antimissiles américains Patriot.
Mais il se dit p




