Madrid envoyé spécial
Le sommet de l'Otan s'est terminé hier soir, sans autre surprise qu'une concession américaine face à une minirévolte de plusieurs pays membres de l'Alliance, conduite par la France. Les Etats-Unis étaient bien décidés à ne mentionner dans le communiqué final que trois des douze pays candidats à l'Otan ceux dont les candidatures ne posaient aucun problème et qui ont donc été retenus à l'unanimité: la Hongrie, la Pologne et la République tchèque. Après une nuit de négociations infructueuses des experts et une matinée de discussions au plus haut niveau, Washington s'est résigné à voir mentionnés noir sur blanc, sur la déclaration de Madrid, les mots Roumanie et Slovénie ainsi qu'une date le sommet du cinquantenaire de l'alliance qui se tiendra en 1999 à Washington et au cours duquel devrait être acceptée une nouvelle vague de candidatures, la priorité étant explicitement reconnue à Bucarest et à Ljubljana. Ce demi-succès Paris, Rome, Ankara, Athènes et quelques autres souhaitaient que la Roumanie et la Slovénie fassent partie de la première vague a permis à Jacques Chirac d'affirmer que «au total, le sommet s'est bien passé». L'élargissement, qui a été précédé à la demande insistante de Chirac et de Kohl par la signature en mai à Paris de l'acte fondateur d'une coopération Otan-Russie, devrait pouvoir se poursuivre en direction de l'Europe du Sud-Est, lourde de menaces. A charge maintenant pour Clinton d'en persuader le Sénat qui doit ratifier à une




