Bruxelles envoyés spéciaux
Javier Solana, le secrétaire général de l'Otan, a fait le point pour Libération à la veille du sommet de Madrid.
La Roumanie et la Slovénie sont-elles prêtes à adhérer?
La Roumanie a fait des efforts extraordinaires, en particulier après les élections de décembre dernier. La Slovénie est un pays de petite dimension, qui a remis de l'ordre dans son économie et qui ne pose pas de problème militaire majeur. C'est un pays bien préparé.
Vous considérez donc qu'il y a actuellement cinq pays prêts?
Peut-être plus. Mais les conditions à remplir pour entrer peuvent être nécessaires sans pour autant être suffisantes. Au-delà, il y a un choix politique à effectuer entre les pays: les paramètres de ce choix sont difficiles à préciser. Il ne s'agit pas d'appliquer les critères de convergence de Maastricht. Mais je trouve que la Roumanie et la Slovénie sont des candidates très solides.
Quel sera le coût de l'élargissement?
Les coûts sont tout à fait gérables. Les conditions de la sécurité en Europe se sont nettement améliorées. La demande de sécurité a changé et n'impliquera pas les mêmes dépenses qu'il y a quelques années. La Russie a déclaré qu'elle considérerait comme un casus belli l'intégration à l'Otan d'anciennes républiques soviétiques...
Le processus de sécurité en Europe évolue rapidement. Il y a un an, personne n'aurait parié que la Russie et l'Otan trouveraient un mode de coopération comme celui auquel nous sommes parvenus. Les choses bougent tellement que




