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Libération

Otan: Jacques Chirac fait de la résistance. La France n'augmentera pas sa contribution à l'organisation.

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Publié le 10/07/1997 à 6h19

Madrid envoyé spécial

Le communiqué final du sommet de l'Otan ne dit rien d'un éventuel retour de la France dans la structure militaire intégrée de l'organisation. Mais il était clair, dès mardi, que les Etats-Unis commençaient à pousser la pression pour que Paris prenne une décision définitive sur ce sujet avant la fin de l'année. Clinton lui-même a insisté sur ce point auprès de Chirac. C'est à cette date en effet que devrait être terminé le remaniement de la structure militaire puisque l'Otan s'est donné encore six mois pour résoudre les différends inter-européens qui subsistent (notamment entre Grecs et Turcs qui réclament chacun un sous-commandement et entre Espagnols et Britanniques à propos de Gibraltar). L'argument développé par les Américains en coulisse peut paraître frappé au coin du bon sens: si elle ne dit pas oui avant la fin de l'année, la France aura beaucoup de mal, plus tard, si elle veut réintégrer l'Otan pour obtenir des responsabilités militaires auxquelles elle pourrait prétendre, car tous les postes seront alors pourvus" Jacques Chirac a repoussé cette présentation des faits, hier, avant de quitter Madrid, affirmant qu'il n'avait «pas du tout le sentiment» que la fin 1997 pourrait constituer une date butoir. «Il ne veut pas se laisser ligoter», confie un de ses collaborateurs, qui aurait pu ajouter: il le veut d'autant moins qu'il doit tenir compte de la cohabitation avec un gouvernement «pluriel» dont plusieurs composantes sont opposées au retour de la

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