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Libération

Chirac aux pays des Belges. Renault-Vilvorde et la fronde des Wallons au coeur de sa visite.

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Publié le 16/07/1997 à 5h59

Bruxelles, envoyées spéciales.

Cela devait être une de ces petites gâteries que se réservent de temps à autre les chefs d'Etat: un déplacement à l'étranger sans enjeu. En choisissant, voilà longtemps, de passer deux jours en Belgique, Jacques Chirac pensait surtout rencontrer l'association des maires francophones, un de ses dadas.

Mais, entretemps, les relations franco-belges se sont alourdies de quelques dossiers. Côté Judiciaire, les affaires Pineau-Valencienne et Dassault; côté industriel, l'avenir de Tractebel (l'EDF belge), pris entre la fusion de deux sociétés françaises; côté social, la fermeture de l'usine Renault-Vilvorde. Même s'il en avait la tentation, il semble difficile au président français de faire l'impasse sur ces sujets sensibles. Il devrait d'ailleurs être accueilli dès sa descente d'avion, aujourd'hui dans l'après-midi à Bruxelles, par des manifestants de l'usine de Vilvorde en cours de fermeture, à l'appel du syndicat FGTB (socialiste). Echaudés par un lâcher de Mégane contre l'ambassade de France au cours du conflit, les services de l'ordre sont nerveux. Mais, comme le carré de sparadrap scotché au doigt du capitaine Haddock, les ouvriers ont prévu de coller aux pas de Chirac toute la journée. Une délégation pourrait être reçue à l'hôtel Hilton ce soir, sans grand espoir de modifier la situation. Déjà largement entamé, le plan social doit être présenté aux 3 100 salariés dès jeudi. Autre accident de calendrier, la visite présidentielle tombe quelques jo

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