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Libération

Les Vilvorde dans le sillage de Chirac à Bruxelles. La fermeture de l'usine Renault pèse sur la première visite officielle du Président en Belgique.

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Publié le 17/07/1997 à 5h55

Bruxelles envoyées spéciales

Sale endroit pour une rencontre. A l'aéroport de Bruxelles, les manifestants de Renault-Vilvorde ont cherché pendant deux heures laquelle des dix sorties emprunterait Jacques Chirac, pour sa première visite officielle en Belgique. D'une porte à l'autre, quelque soixante ouvriers trimballent leurs banderoles et se heurtent systématiquement au même nombre de gendarmes qui les suivent à la trace. Derrière chaque poteau, un policier en civil rend compte de cette petite partie de cache-cache par talkie-walkie. Quand, vers 16 heures, l'avion présidentiel se pose enfin, les Vilvorde, venus symboliquement, réalisent que Jacques Chirac ne sortira de toute façon pas par la porte où ils se trouvent. Direction donc le palais d'Egmont, où le Premier ministre belge Jean-Luc Dehaene attend son hôte.

«Comme dans toutes les familles unies, il y a parfois un problème, une crise, un drame», explique le chef d'Etat français dans une conférence commune. «Vilvorde, je le reconnais, a été un gros problème.» Pas de quoi pourtant se fâcher avec Jean-Luc Dehaene, «un ami depuis longtemps». D'autant que les deux hommes ont choisi de privilégier la bonne nouvelle: il n'y a plus de contentieux Dassault. Dans cette affaire de pot-de-vin franco-belge, la justice hexagonale s'est enfin décidée à communiquer à son homologue dès aujourd'hui tous les documents nécessaires, «hormis une ou deux pièces qui touchent à la Défense française». Le reste est une «affaire de relations sentime

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