Miami de notre correspondant
Dans les journaux américains, les larmes de Lady Di et le psaume chanté a capella par Elton John et Sting aux funérailles de Gianni Versace, célébrées mardi dans la cathédrale de Milan, n'ont ravi que le temps d'une messe la vedette au tueur présumé, Andrew Cunanan. Il est passé par ici, on l'a vu au même moment par là: le FBI est submergé par des milliers d'appels sur la «ligne rouge» ouverte au public. Quelque 300 de ces témoignages spontanés sont considérés comme «crédibles» et font l'objet de recoupements. En vain jusqu'à présent. Hier soir, les enquêteurs ne disposaient toujours d'aucun indice concret corroborant la présence du fugitif à Miami ou ailleurs. Cinq crimes. La moisson sur ses antécédents est en revanche plus abondante, et l'a définitivement fait passer du statut de suspect à celui de coupable établi. Il n'y a plus que son père, retrouvé aux Philippines où il a émigré en 1988 à la suite d'ennuis fiscaux, laissant femme et enfants en Californie, à croire en




