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Comores: la fronde séparatiste continue . Une nouvelle présidente pour l'île d'Anjouan qui veut être rattachée à la France.

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Publié le 25/07/1997 à 5h39

Les séparatistes de l'île d'Anjouan ne désarment pas. Après les

émeutes de la semaine dernière, ils s'installent dans la désobéissance civile. Pour succéder à leur leader, un notable de 71 ans arrêté lundi par les autorités comoriennes, ils ont choisi une femme inconnue du monde politique, dans l'espoir sans doute que Moroni hésite à l'arrêter à son tour. A Mutsamudu, la principale ville de l'île, de nombreuses femmes ont manifesté hier dans le calme pour soutenir Fatima Nkiridjouma. Celle-ci devient, selon les termes des séparatistes, «présidente d'Anjouan» et prend la tête d'un «directoire politique», créé la semaine dernière par les Anjouanais qui renient les autorités comoriennes et demandent leur rattachement à la France.

Depuis les incidents du 14mars qui ont opposé l'armée comorienne à des manifestants et fait un mort et une douzaine de blessés, la situation est extrêmement tendue à Anjouan. Les séparatistes de cette île, qui compose avec deux autres îles la république fédérale islamique des Comores, s'estiment traités injustement au sein de la fédération. Ces trois îles, situées dans l'océan Indien au large du Mozambique, sont indépendantes de la France depuis 1975, et mercredi, Paris a condamné sans ambiguïté les «initiatives séparatistes» anjouanaises. Mais les Anjouanais ont à une cinquantaine de kilomètres de leurs côtes Mayotte, qui a décidé par référendum en 1976 de rester française et qui leur paraît plus prospère que leur île.

En juin, les séparatistes avaient h

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