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Libération

Le Groupe islamique armé dément la mort de son émir. Au moins 29 personnes massacrées hier au sud d'Alger.

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Publié le 26/07/1997 à 5h22

Par un canal habituel, le Groupe islamique armé a démenti que son

«émir national» soit tombé sous les balles des militaires algériens. Un communiqué, dûment tamponné d'un cachet du GIA et signé du nom d'Antar Zouabri, a été adressé hier, par fax, à la radio marocaine arabophone Médi 1. Un texte relativement bref qui fait suite à un appel téléphonique passé la veille à la station par un homme se présentant comme Mohamed Redouane, chargé des «relations extérieures» du mouvement.

«Zouabri n'est pas mort. Il combat aux côtés de ses troupes», a-t-il expliqué à ses interlocuteurs de Médi 1, confirmant que «de violents combats opposent toujours les militaires au GIA dans la région de Tipasa», à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest d'Alger. Mohamed Redouane a également assuré que le Groupe islamique armé va «donner rapidement la preuve que son chef est bien vivant». Connu sous les pseudonymes de Redouane Makadour ou d'Abou Bassir, ce membre important de l'exécutif du GIA avait déjà signé le communiqué de juillet 1996 qui annonçait l'assassinat de l'ancien «émir national» Djamel Zitouni par des dissidents du mouvement et son remplacement par Antar Zouabri.

«Les allégations concernant l'opération d'Attatba et la mort de Zouabri ne sont que pures inventions dénuées de tout fondement. Il est vivant», précise le texte reçu par Médi 1, nos «frères moudjahidin» ont «infligé des pertes aux apostats», poursuit le communiqué qui prétend que les militaires «se sont contentés de bombarder»

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