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Libération

La mauvaise passe de Fujimori. Selon la presse, le Président ne serait pas né au Pérou.

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Publié le 29/07/1997 à 5h29

Miami, de notre correspondant.

Qu'est devenu le flamboyant Alberto Fujimori qui paradait dans les rues de Lima le 22 avril, après son triomphe sur les guérilleros piégés dans l'ambassade du Japon? Ses concitoyens l'avaient alors hissé au faîte des sondages, avec 70% d'opinions favorables. Trois mois plus tard, c'est la dégringolade. Les Péruviens ne sont plus que 19% à exprimer le même satisfecit. La presse parle d'«agonie» de son régime, et, il y a quelques jours, 5000 manifestants ont fustigé «el Chino» sous les fenêtres du palais présidentiel, aux cris de: «Elle va tomber, elle va tomber la dictature!»

Ultime épisode de la crise: la polémique qui s'est développée la semaine dernière sur la nationalité du président, d'origine japonaise. Simultanément, un magazine et un journaliste de télévision maintiennent que Fujimori ne serait pas né au Pérou, comme il l'affirme, et n'aurait donc aucun droit, comme le précise la Constitution, d'être à la tête du pays. L'affaire a rebondi dimanche quand le reporter télé Alfredo Barnechea a publié une lettre dans les journaux pour révéler que son émission hebdomadaire avait été soudainement supprimée suite à ses prises de position" Tout semble en fait accréditer la thèse d'un Président de plus en plus isolé qui ne contrôle plus grand-chose. Ainsi, le 16 et le 17 juillet, pas moins de cinq ministres décidaient de démissionner, dont ceux des Affaires étrangères et de la Défense nationale. Celui-ci, le général Tomas Castillo Meza, a refusé d'

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