Un assaut lancé samedi par les troupes gouvernementales du Sri Lanka
contre les rebelles tamouls du LTTE, les Tigres libérateurs de l'Eelam tamoul, s'est soldé par la mort d'au moins 243 combattants, a annoncé hier le ministère de la Défense sri lankais. Il s'agit de l'un des affrontements les plus sanglants depuis le début de l'insurrection tamoule, en 1972, contre le pouvoir sri lankais, contrôlé par l'ethnie cinghalaise, majoritaire sur l'île. En vingt-cinq ans, quelque 50 000 personnes, civils pour la plupart, ont péri dans ce conflit séparatiste. La lutte est caractérisée par des offensives de grande envergure de part et d'autre, et de spectaculaires attentats-suicides meurtriers perpétrés jusque dans la capitale, Colombo, par les combattants fanatisés du LTTE, commandés par l'insaisissable Vellupilai Prabakharan. L'assaut de samedi avait été lancé par l'armée dans la région de Periyamadu, au nord du pays, où se déroulent la plupart des combats ces derniers temps. Au cours des affrontements, qui ont commencé dans les environs du village d'Omanthai, les Tigres auraient perdu au moins 193 maquisards et l'armée 50 soldats, selon Colombo. La radio clandestine des séparatistes, la Voix des Tigres, a affirmé de son côté que les maquisards n'ont perdu que 82 combattants; ils affirment en outre avoir tué 79 soldats. Les Tigres, qui comptent beaucoup de femmes dans leurs rangs (les «Tigresses») et bon nombre d'enfants soldats avaient tenté la veille, vendredi, à sept reprises,




