Miami correspondance
Fidel Castro, 71 ans, dont plus de la moitié passés à la tête de l'Etat cubain, a célébré son anniversaire mercredi dans la plus grande discrétion. Une habitude respectée au fil des années, avec une exception remarquée en 1996 quand le tout récent septuagénaire était parti, flanqué d'un peloton de journalistes revisiter le lieu de sa naissance, une grande ferme de Biran, dans la partie orientale du pays. Les reportages du pèlerinage ont été resservis cette année par le journal Granma et Radio Rebelde, principaux médias officiels, qui se sont contentés dans leurs messages de voeux d'ajouter que le président cubain était l'objet de «l'amour de tout le peuple».
Le non-événement serait passé tout à fait inaperçu s'il ne coïncidait avec une vague de spéculations sur la santé de l'intéressé et la situation dans le bastion antillais du communisme. Car au-delà des communiqués rassurants sur le retour à la croissance économique et le boom du tourisme, les autorités montrent plusieurs signes de perplexité, voire de nervosité, après la série d'attentats, toujours inexpliqués, qui a frappé des établissements touristiques. Elles ont notamment procédé à une série d'arrestations parmi les dissidents et les journalistes indépendants.
Le Mouvement des droits humains à Cuba estime à une cinquantaine le nombre des personnes interpellées ces dernières semaines. Paradoxe habituel des régimes totalitaires, ce malaise n'est guère perceptible au niveau de la rue, contrairement aux




