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Libération

La Corée du Nord aura son nucléaire civil. En échange du financement, Pyongyang doit renoncer à l'arme atomique.

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Publié le 20/08/1997 à 7h18

Un consortium international a donné hier à Kumho, en Corée du Nord,

le coup d'envoi pour la construction de deux réacteurs nucléaires civils de 1 000 mégawatts chacun. Kumho, où travailleront 7 000 personnes, dont un grand nombre de Sud-Coréens, est situé dans une région montagneuse isolée de la côte est de la Corée du Nord, à 250 km de Pyongyang. Une explosion symbolique a marqué l'ouverture de ce chantier, qui a pour fonction, à terme, de neutraliser la capacité du régime nord-coréen à se doter de l'arme nucléaire. «La construction de ces réacteurs contribuera significativement à la cause de la paix dans la péninsule coréenne», a souligné le président américain Bill Clinton dans une déclaration lue pendant la cérémonie.

L'Union européenne, dont 200 représentants invités étaient présents, fait partie de ce consortium baptisé Organisation de développement énergétique de la péninsule coréenne (Kedo en anglais). Il est conduit par les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon. Six autres pays participent au Kedo (1), mis sur pied en 1995 pour financer la construction de ces deux réacteurs à eau légère, d'un coût total de 27 milliards de francs. Ceux-ci remplaceront les réacteurs nord-coréens à graphite, actuellement à l'arrêt. L'Agence internationale à l'énergie atomique (AIEA), basée à Vienne, a pu établir qu'au début des années 90, le régime communiste de Pyongyang s'est servi de ces anciens réacteurs, de conception soviétique, pour extraire une quantité inconnue d'un ingrédien

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