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Libération

Le grand marchandage des Nord-Coréens. Pyongyang suspend les négociations sur ses ventes de missiles.

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Publié le 29/08/1997 à 6h53

Sur le ton du «retenez-moi ou je fais un malheur», la diplomatie

nord-coréenne fait à nouveau des siennes. En l'espace de deux jours, le régime communiste de Pyongyang a annulé sa participation au troisième round des discussions bilatérales avec les Etats-Unis sur la vente de ses missiles à l'Iran et dans le monde arabe, qui devait se tenir mercredi à New York; il s'est retiré de la Charte internationale sur les droits civils et politiques; et il a averti, via l'agence officielle KCNA, qu'il pourrait se retirer d'autres conventions des Nations unies «si les forces malhonnêtes continuent de léser notre souveraineté en utilisant d'autres traités sous le prétexte des droits de l'homme». Représailles. Ces décisions sont présentées comme des mesures de rétorsion. La première vise les Etats-Unis, qui ont accordé cette semaine l'asile à deux diplomates et à leurs familles: l'ambassadeur de la Corée du Nord au Caire, Jang Sung-gil, et son frère, attaché commercial à la délégation générale nord-coréenne à Paris, Jang Sung-ho. La défection de l'ambassadeur en Egypte a de quoi irriter le dernier régime stalinien de la planète, dont l'une des caractéristiques est l'obsession du secret. Jang Sung-gil était un proche de Kim Jong-Il, le numéro un nord-coréen. Il pourrait en savoir long sur les rouages internes du pouvoir, et accessoirement sur les ventes de missiles nord-coréens au Moyen-Orient. L'accueil des deux diplomates par les Etats-Unis est une «grave insulte» s'est exclamé Pyon

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