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Les Etats-Unis sèment la zizanie en Amérique latine. Clinton va faire de l'Argentine une «alliée majeure» au sein de l'Otan. Au grand dam du Chili et du Brésil.

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Publié le 30/08/1997 à 6h51

Miami correspondance

Bill Clinton, qui va entamer en octobre sa deuxième tournée de l'année en Amérique latine (Argentine, Brésil, Venezuela), a réussi à semer la zizanie entre ses hôtes en accordant aux uns et aux autres des faveurs à géométrie variable. Que l'effet soit recherché ou non, ces faveurs ont ressuscité des rivalités et des jalousies d'une autre époque, et risquent de provoquer une course aux armements dans une région où les dépenses militaires par habitant sont les plus faibles au monde. La Maison Blanche vient d'adresser un signe ostentatoire d'amitié à l'Argentine en lui promettant le statut d'«alliée majeure extérieure de l'Otan». L'Argentine sera alors le seul pays du continent sud-américain admis dans le cercle des sept Etats associés de l'Alliance atlantique, qui compte les partenaires exemplaires de la diplomatie américaine, tels Israël, l'Afrique du Sud ou le Japon. Cette qualification n'est pas seulement honorifique: elle permettra à Buenos Aires de se procurer des armes dans les surplus des forces américaines, et d'être associé à des programmes d'équipements du Pentagone. Récompense. Washington récompense ainsi un pays qui s'est aligné sur sa politique étrangère, en participant aux interventions dans le Golfe persique ou en Haïti. Mais ce faisant, les Etats-Unis ont provoqué la colère du Chili et du Brésil. Santiago critique avec virulence le «favoritisme» dont bénéficie son voisin alors que le Chili, lui aussi partenaire modèle des Etats-Unis, n'est

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