Genève de notre correspondant
«L'Algérie est en danger de somalisation et de rwandisation et la communauté internationale ne peut se rendre coupable de non assistance à peuple en danger»: Hocine Aït-Ahmed, le chef du FFS (Front des forces socialistes), le principal parti d'opposition légale, qui appelle le 11 septembre à une «manifestation pour la paix» à Alger, a dénoncé hier le silence sur les massacres. Cette détérioration de la situation l'a amené hier à adresser une lettre au secrétaire général de l'ONU et un appel aux pays de l'UE et au président américain afin qu'ils prennent «rapidement une initiative collective pour initier un véritable processus de paix et de démocratisation en Algérie». Dans une rencontre avec la presse accréditée auprès de l'ONU à Genève, il a estimé que son pays connaissait actuellement des «carnages comparables à celui d'Oradour-sur-Glane (commis par les nazis en 1944 ) et qui dépassent le stade des violations simples et mêmes massives des droits de l'Homme». «Ces crimes , quelqu'en soient les auteurs, GIA ou secteurs du pouvoir, devraient amener la communauté internationale à se départir de son attitude de laisser faire». Le chef du FFS suggère notamment l'envoi rapide en Algérie d'un «envoyé spécial» ainsi que d'une commission d'enquête. Il demande aussi que les journalistes algériens puissent exercer librement leur profession et que le pays s'ouvre à la presse internationale. Interrogé sur les tractations qui se déroulent entre pouvoir et i




