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Libération

La Chine attend les excuses du Japon. Visite test du Premier ministre japonais dans l'ex-Mandchourie.

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Publié le 04/09/1997 à 9h07

Paradoxe de la diplomatie, c'est un Premier ministre japonais plutôt

sensible aux thèses des nationalistes nippons qui, pour la première fois depuis la guerre, se rendra dans le nord-est de la Chine, en ex-Mandchourie, jadis colonie de l'empire du Soleil-Levant.

Le discours que doit prononcer Ryutaro Hashimoto dans la ville de Shenyang promet d'être le clou médiatique, sinon diplomatique, d'une visite officielle de quatre jours marquant officiellement le 25e anniversaire de la normalisation des relations diplomatiques sino-japonaises en 1972. A Shenyang, les Chinois lui feront visiter le musée de la guerre qui rappelle les atrocités commises par les troupes japonaises (voir ci-dessous). Le leader japonais devrait en profiter pour évoquer la récupération des stocks d'armes chimiques abandonnées dans la région par les troupes nippones après la défaite. On estime qu'environ 2 millions de fûts contenant des substances chimiques mortelles y seraient encore disséminés. Une mission d'experts japonais s'est rendue sur place peu avant la visite du Premier ministre pour étudier les moyens de traiter le problème.

Pour sa première visite sur le sol chinois depuis qu'il est Premier ministre, Ryutaro Hashimoto a donc choisi un profil haut sur le plan des symboles. L'exercice diplomatique n'en demeure pas moins délicat. Cette visite intervient en effet au moment où le Japon et les Etats-Unis mettent la dernière main à un nouvel accord de coopération militaire. Celui-ci prévoit une plus grand

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