Moscou envoyé spécial
Après Troyes, Moscou et Saint-Pétersbourg" C'est cet après-midi que Jacques Chirac débarque dans la capitale russe pour une visite d'Etat de trois jours. Programmé depuis longtemps, ce déplacement constitue la contrepartie de la visite effectuée en France par Boris Eltsine en 1992. Il sera suivi, dans trois semaines, par une rencontre Jospin-Tchernomyrdine.
Russophile s'il en est et «grand ami» d'Eltsine qu'il avait reçu en grande pompe à la mairie de Paris, en juin 1991, alors que l'Elysée chipotait les minutes à celui qui apparaissait pourtant déjà comme le successeur de Gorbatchev, Chirac est bien décidé à ne poser aucun problème délicat à ses hôtes pendant son séjour. Le seul dossier épineux celui des cinq membres d'organisations humanitaires retenus en otages dans le Caucase (Libération du 23 septembre) sera certes abordé par le président de la République, mais dans la discrétion. Les dirigeants russes ne devraient d'ailleurs nullement s'en formaliser.
Jacques Chirac doit prononcer deux grands discours au cours de son voyage. Le premier à Moscou, vendredi, et le second, le lendemain, à l'université d'Etat de Saint-Pétersbourg, où le Président passera également la journée de dimanche, mais à titre privé. Trois thèmes, sur fond ultraoptimiste du genre «l'ancrage démocratique de la Russie est acquis», devraient dominer ces deux allocutions: le développement des relations franco-russes, politiquement excellentes mais qui sont marquées par un consid




