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Nouvelles pressions internationales sur Alger. Appel pour une enquête de l'ONU sur les massacres.

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Publié le 15/10/1997 à 11h59

Alors que la région d'Oran n'en finit pas de pleurer les victimes du

plus sanglant massacre qu'elle ait connue, dans la nuit de dimanche à lundi, les initiatives d'organisations internationales se multiplient autour d'une demande, lancinante à force d'être martelée: «Nous voulons savoir ce qui se passe en Algérie.» Signant pour la première fois un texte commun, quatre des principales associations internationales de défense des droits de l'homme réclament aujourd'hui l'ouverture d'une enquête internationale en Algérie et la tenue d'une session d'urgence de la commission des droits de l'homme de l'ONU. Amnesty, la Fédération internationale des droits de l'homme, Human Rights Watch et Reporters sans frontières estiment que cette «initiative» est le «devoir» de l'Onu, «en vue de rechercher une solution» en Algérie. Si aucun pays n'a jamais formulé une telle demande, celle-ci pourrait trouver un écho à l'Onu. A titre «personnel», Kofi Annan, le secrétaire général, avait posé plusieurs jalons le mois dernier, demandant une «solution urgente» et répétant à deux reprises une phrase devenue célèbre depuis dans les chancelleries: «On ne peut pas abandonner le peuple algérien à son sort.» Ces offres de bons offices avaient été violemment repoussées par Alger, qui dénonçait une ingérence «inacceptable».

Il en faut visiblement davantage pour démonter Mary Robinson, nouveau commissaire aux droits de l'homme de l'ONU et aussi sensible que têtue sur ce dossier. Il y a dix jours à New York, e

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